Comment choisir le bon modèle de véhicule électrique en tant qu'entreprise ?

Expertise technique

Comment choisir le bon modèle de véhicule électrique en tant qu'entreprise ?

Pour une entreprise ou un artisan, lorsque vient le temps de renouveler sa flotte ou son véhicule utilitaire, le choix n’est jamais aisé car peut être lourd de conséquences. Il s’agit, en effet, de trouver le véhicule répondant idéalement à différents critères, en fonction de ses besoins (fiabilité, coûts d’utilisation, tarif, confort, dimensions…).

  1. Les conseils GLASSEO pour choisir le bon modèle électrique :

    Nous nous sommes aperçu que trouver son utilitaire électrique idéal, en fonction de ses besoins, peut vite s’avérer fastidieux tant les données peuvent différer d’un véhicule à l’autre. Dès lors, dans le cas où vous seriez également intéressé pour investir dans un véhicule électrique, voici quelques conseils afin de vous aider à faire votre choix.

  2. Établir une première liste

    La première étape consiste à faire une liste pouvant convenir en fonction de vos besoins (charge utile, dimensions, tarif…) Pour le moment, il n’y a encore que peu de véhicules disponibles ; ce qui est à la fois un avantage (la liste est vite établie !) et un inconvénient (risque qu’aucun ne corresponde à ce qu’on recherche).

  3. Prendre en compte la météo de votre région.

    En hiver, l’autonomie d’un véhicule électrique est grandement réduite par rapport à l’été. Une étude de l’American Automobile Association de 2019, a montré que par -6°C, un véhicule électrique perdait en moyenne 41% d’autonomie. !  Mercedes, par exemple, indique que l’autonomie de son eVito n’est plus que de 100 km en cas de basses températures, contre 140 km environ en conditions normales (soit presque 30% d’autonomie en moins). Il convient donc de s’assurer qu’en hiver, en fonction du nombre moyen journalier de kilomètres parcourus, l’utilisation d’un véhicule électrique au travail ne se transforme pas en « chasse à la borne de recharge ».

  4. Évaluer l’autonomie proposée par le constructeur.

    En fonction de l’année d’homologation du véhicule (avant ou après 2018), l’autonomie peut être calculée selon la norme NEDC, NEDC corrélé ou WLTP. Aussi, un Renault Master ZE ou un VW e-Crafter, par exemple, affichent une autonomie calculée selon le protocole NEDC, synonyme donc de grande surévaluation de l’autonomie. Dans le cas du Master ZE, par exemple, selon les différents essais réalisés, l’autonomie réelle se situerait plutôt autour de 120 km, au lieu des 200 km annoncés par le constructeur.

    Il est également important de vérifier si le calcul de celle-ci a été effectué à vide ou à charge. Si certains utilitaires, comme l’e-Expert ou l’eVito affichent une autonomie calculée avec 300kg de charge utile ou 30% de la charge maximale admissible, d’autres, comme le Master ZE indique une autonomie à vide. Sachant que tout kilo supplémentaire fait baisser l’autonomie, ce point a donc son importance lorsqu’il s’agit d’un utilitaire, ayant vocation à rouler chargé.

  5. Évaluer la rapidité de la charge

    La rapidité de rechargement, est primordiale dans le cas d’un utilitaire. Attention car certains constructeurs ne proposent aucune possibilité de charge rapide ! Pour des véhicules à destination des entreprises ou des artisans, qui n’ont pas de « temps à perdre » ne pas proposer de charge rapide en 30 ou 45 minutes est, à notre sens, aberrant.

  6. Bien se documenter avant d’acheter.

    Enfin, encore plus pour un véhicule électrique que pour un utilitaire « traditionnel », ne pas hésiter à se documenter sur le véhicule convoité afin d’en recueillir le maximum d’informations, notamment en ce qui concerne l’autonomie, ou se renseigner auprès de propriétaires.

     

    En ce qui nous concerne, nous n’avons pas encore trouvé celui qui conviendrait parfaitement et répondrait à tous nos critères mais ce genre de véhicules continuant régulièrement d’évoluer, nous avons bon espoir de bientôt trouver l’utilitaire électrique qui nous conviendra. »