Retour

Faut-il gratter pour sauver notre biodiversité ?

Image
Article-ofb-mission-nature-glasseo

C’est en tout cas ce que pense l’ Office Français de la Biodiversité qui vient de lancer avec la Française des Jeux un nouveau jeu de grattage devant permettre comme pour le loto du patrimoine de collecter des fonds pour financer 20 projets de restauration de biodiversité.

Le principe est simple : lorsque vous achetez un ticket de grattage qui se nomme Mission Nature, vous dépensez 3€, ici l’État ne prélèvera pas la taxe habituelle, ce qui permet de reverser 43cts à l’O.F.B qui pourra ainsi financer les projets sélectionnés. L’objectif attendu est de vendre 14 millions de tickets pour récolter 6 millions d’euros mais aussi de sensibiliser les citoyens en leur donnant la possibilité de soutenir des projets de restauration de la biodiversité.

A peine lancé, les critiques vont bon train avec les mécontents qui pensent que les réductions fiscales allouées seraient mieux dépensées dans des projets qui visent à diminuer l’impact carbone et qui sont rejoints par ceux qui s’appuient sur le jeu en lui-même et les risques d’addictions qui vont avec, surtout pour les jeunes qui pourraient être plus sensibilisés à l’enjeu écologique.

Dans cet article, et plutôt que d’alimenter la polémique, nous préférons mettre en lumière les projets retenus et parler de biodiversité.

  1. Les 20 projets "missions nature" 

    L’Office Français de la Biodiversité a retenu une vingtaine de projets classés en deux catégories : 

    Projets emblématiques : sont classés ici les 6 projets de grande ampleur avec un impact positif majeur sur les écosystèmes et leur restauration, et agissant en faveur d’habitats ou d’espèces patrimoniales à l’échelle nationale. 

    C’est par exemple la restauration des tourbières dans les Hauts-de-France en améliorant l’alimentation en eau ou encore le retour du plus grand rapace d’Europe le Gypaète barbu, espèce clé des écosystèmes de montagnes. 

    Le retour de ce rapace qui mange exclusivement les carcasses d’animaux morts doit permettre de diminuer fortement les maladies pour l’ensemble de la biodiversité présente. C’est un enjeu européen qui n’est pas anodin et salué dans un communiqué par Allain Bougrain-Dubourg qui juge que « le patrimoine naturel connaît un déclin alarmant qui mérite la solidarité de tous ».

    Projets de maillage : ici les 14 projets restant se distinguent par un impact de niveau régional ou local sur les écosystèmes ou les espèces concernés.

    C’est par exemple la renaissance du bocage du sud de l’Indre avec la mise en place d’obligations pour maintenir en bon état les haies autour des parcelles agricoles ou encore la préservation des tortues en Martinique. Ici le projet est double puisqu’une partie de l’action consiste à reboiser la plage pour stopper l’érosion et redonner aux tortues des espaces de pontes à l’abri des prédateurs. En second lieu une sensibilisation sera réalisée auprès de la population locale pour faire perdurer le projet sur la durée.Vous pouvez retrouver les 20 projets sur leur site web. site. 

  2. La biodiversité dans son ensemble

    La biodiversité, ce ne sont pas seulement les insectes et les moustiques sur votre pare-brise. C’est l’ensemble des êtres vivants et les écosystèmes dans lesquels ils vivent. Ce sont aussi les interactions entre les espèces et leurs milieux.  La biodiversité sur terre et sur mer est un besoin primaire pour l’homme. Elle nous donne de l’oxygène, de l’eau et de la nourriture.  Cela vaut bien plusieurs tickets à gratter.