Feux de circulation : bientôt une quatrième couleur ?
Rouge, jaune, vert… et bientôt blanc ?
Depuis plus d’un siècle, les feux de circulation reposent sur un code très simple. Rouge : on s’arrête. Jaune : on se prépare à s’arrêter. Vert : on avance. Et si une quatrième couleur venait compléter ce trio ?
L’idée fait parler d’elle en 2026. Pourtant, il faut remettre les choses dans leur contexte. Il ne s’agit pas d’une nouvelle règle qui va s’imposer demain sur les routes françaises.
Le concept vient de chercheurs de la North Carolina State University. Leur proposition ajoute une « phase blanche » au fonctionnement des carrefours. Elle vise surtout un futur où les voitures autonomes et connectées seront beaucoup plus nombreuses.
En France, les feux de circulation destinés aux véhicules restent aujourd’hui verts, jaunes ou rouges. Le Code de la route ne prévoit donc pas encore ce quatrième signal pour les automobilistes.
Que voudrait dire un feu blanc ?
Le principe est assez facile à comprendre. La lumière blanche servirait lorsque suffisamment de véhicules autonomes arrivent à un carrefour.
Ces voitures pourraient communiquer entre elles. Elles pourraient aussi échanger des informations avec les équipements du carrefour. Elles calculeraient alors ensemble la manière la plus fluide de franchir l’intersection.
Et le conducteur d’une voiture classique dans tout ça ? Son rôle serait beaucoup plus simple qu’on pourrait l’imaginer : suivre le véhicule qui le précède.
Si la voiture autonome devant lui avance, il avance. Si elle s’arrête, il s’arrête. Le feu blanc indiquerait donc que la circulation est temporairement organisée par les véhicules connectés.
Pourquoi vouloir ajouter une quatrième couleur ?
L’objectif est avant tout de fluidifier le trafic.
Aujourd’hui, un feu fonctionne selon des cycles programmés. Même lorsqu'une rue est presque vide, les conducteurs peuvent devoir attendre. Avec des véhicules capables de communiquer, le système pourrait adapter la circulation aux conditions réelles.
Les chercheurs américains ont testé leur concept avec des simulations informatiques. Elles montrent des gains de temps lorsque la proportion de véhicules autonomes augmente. Avec 10 % de véhicules autonomes, les simulations annoncent notamment une baisse de 3 % des délais. Avec 30 %, elle atteint 10,7 %.
Ces chiffres restent toutefois issus de simulations. Ils ne constituent pas une promesse de résultats sur les routes réelles.
Et pour les piétons et les cyclistes ?
Un carrefour ne se résume évidemment pas aux voitures. Piétons et cyclistes doivent aussi pouvoir traverser en sécurité.
Les chercheurs ont donc poursuivi leurs travaux sur le sujet. Une étude publiée en 2024 a intégré la présence des piétons dans le modèle de « phase blanche ». L’objectif reste le même : améliorer la circulation sans oublier les personnes qui traversent à pied.
C’est un point essentiel pour les villes de demain. Une circulation plus connectée devra aussi mieux prendre en compte tous les usagers.
Une idée encore loin des routes françaises
Alors, faut-il s’attendre à voir des feux blancs au prochain carrefour ? Pas vraiment.
Le principal obstacle reste le nombre de véhicules capables de participer à ce système. La technologie suppose une circulation importante de voitures autonomes et connectées.
Il faut aussi adapter les infrastructures, définir des règles précises et vérifier la sécurité du dispositif. Les chercheurs eux-mêmes reconnaissent que leur solution n’est pas prête à être déployée partout. Ils évoquent plutôt des lieux spécifiques, comme certains ports, pour de premières expérimentations.
En avril 2026, une rumeur avait notamment laissé entendre que Rome allait expérimenter des feux blancs. La mairie de Rome a démenti cette information et indiqué qu’aucune expérimentation de ce type n’était prévue dans la capitale italienne.
Des voitures toujours plus connectées
Même sans feu blanc, la voiture évolue rapidement.
Caméras, radars, systèmes d’aide à la conduite et affichages tête haute équipent déjà de nombreux modèles. Le pare-brise joue d’ailleurs un rôle croissant dans cette évolution. Il peut accueillir une caméra ou des capteurs indispensables au fonctionnement de certaines aides à la conduite.
Chez GLASSEO, cette évolution fait partie du quotidien. Lorsqu’un pare-brise équipé d’une caméra est remplacé, les systèmes concernés doivent être contrôlés et recalibrés. La sécurité visuelle reste au cœur de l’intervention.
Un futur plus connecté… mais toujours humain
Le feu blanc illustre surtout une transformation plus large. Demain, les voitures pourraient communiquer davantage entre elles et avec la route.
Cela pourrait aider à réduire les arrêts inutiles, les bouchons et certaines consommations liées aux redémarrages. Mais la technologie devra rester compréhensible pour les conducteurs.
Car un feu de circulation doit avant tout être immédiatement compris. Rouge, jaune et vert fonctionnent justement parce que leur signification est devenue un réflexe.
Chez GLASSEO, cette question de la technologie rejoint une conviction simple : l’innovation doit rester au service de la sécurité. Le programme Pare-brise Positif associe ainsi expertise, sécurité et recherche d’une mobilité plus responsable.
Le feu blanc n’est donc pas encore pour demain. Mais il donne un aperçu amusant et très concret de ce que pourrait devenir la route lorsque les voitures commenceront réellement à dialoguer avec leur environnement.