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Le rétrofit, ou comment transformer sa voiture thermique en voiture électrique

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retrofit

Avec la fin prévue de la commercialisation des véhicules thermiques en 2035, ceux-ci disparaitront petit à petit du paysage automobile. Pour autant, se débarrasser de 40 millions de voitures thermiques ne semble pas une solution idéale d’un point de vue écologique. Heureusement, des idées émergent ici et là et des techniques se concrétisent. Ainsi, une alternative existe aujourd’hui à l’achat d’un véhicule électrique neuf : le rétrofit.

  1. En quoi consiste le rétrofit ? 

    Le principe du rétrofit, ou conversion à l’électrique, c’est d’enlever le moteur thermique d’un véhicule, ainsi que quelques éléments liés, pour le remplacer par une batterie. Une idée simple, mais efficace ! Autorisée depuis 2020, cette opération ne nécessite aucun changement dans l’habitacle. 

  2. Pour quels véhicules ? 

    Cette conversion à l’électrique est possible pour tous les véhicules de plus de cinq ans (voitures, véhicules utilitaires, bus, cars, camions) et les deux-roues ou trois-roues motorisés de plus de trois ans.

    Pour les particuliers, le coût peut encore être un frein : de 8 000 à 15 000 € pour une petite citadine, malgré les 5 000 € de prime de l’État et les économies de carburant réalisées par la suite. De nombreuses entreprises se sont positionnées sur le marché, comme Transition-one à Orléans, mais cette activité est amenée à se développer chez les garagistes. La technologie du rétrofit peut notamment intéresser les propriétaires de véhicules anciens, prochainement interdits de circulation dans les ZFE-m (zone à faibles émissions mobilité).

    Pour les professionnels possédant des véhicules onéreux – comme des bus, des fourgons aménagés et équipés pour la livraison, etc. –, le rétrofit peut s’avérer financièrement très judicieux. Il peut donc intéresser particulièrement les artisans, les sociétés de transport ou de location de voitures ou les grandes agglomérations.

  3. Des effets immédiats pour la planète 

    Selon une étude de l’ADEME, le rétrofit est « une solution qui permet de diminuer considérablement les gaz à effets de serre, encore plus que l’achat d’un véhicule électrique neuf ». En effet, la conversion rétrofit d’une citadine diesel permettrait de réduire de 66% les émissions de gaz à effets de serre, et même 47% par rapport à l’achat d’un véhicule électrique neuf ! Pour un bus, l’économie de GES serait de -87% (et -37% par rapport à l’achat d’un véhicule électrique neuf). 

    De plus, en réutilisant le planeur d’un véhicule (« la carcasse »), on évite l’emploi de nouvelles matières premières et les émissions de CO2 associées à sa construction. 

    Le rétrofit apparait ainsi clairement comme un moyen de franchir le cap 2035, de manière plus mesurée et plus verte !

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