Retour

Portrait Laure Noualhat

Image

Face aux pandémies, aux crises économiques, à la planète à la dérive, comment lutter contre l’éco-anxiété ambiante ? C’est la question à laquelle Laure Noualhat, journaliste, auteur et réalisatrice française, répond dans son dernier livre "Comment rester écolo sans finir dépressif" édité chez Tana.

Journaliste environnementale à « Libération » durant 15 ans, Laura Noualhat a également tenu un blog « Six pieds sur Terre » entre 2007 et 2015 et participé à de nombreux documentaires, notamment « Après Demain » qu’elle a coréalisé avec Cyril Dion en 2018.

  1. 85 % des Français inquiets face au réchauffement climatique

    C’est la lecture d’un article de la revue Nature en 2012 annonçant les prochains effondrements des écosystèmes et l’inertie collective, qui l’a fait sombrer dans une éco dépression. De cette expérience, elle écrira un livre, dans lequel elle interroge de nombreuses personnalités dont Cyril Dion, Nicolas Hulot, Delphine Batho entre autres.

    Son constat : la crise écologique et le dérèglement climatique (fontes des glaces, fortes canicules, la déforestation de l’Amazonie, disparition d’espèces) génère une profonde angoisse et détresse car ces changements sont perçus comme irréversibles pour l’environnement. Selon une étude IFOP réalisée en 2018, nous sommes 85% à être inquiets face au réchauffement climatique et à l’avenir, ce sont particulièrement les jeunes qui seraient touchés par cette éco anxiété (93 % des 18-24 ans).

  2. Agir en local à son niveau et se regrouper

    Alors quelles solutions pour faire face à cette prise de conscience et retrouver confiance en l’avenir ? Après un deuil nécessaire, Laure Noualhat milite pour la résilience, pour un regard moins naïf mais plus juste et pour une plongée dans l’action. Elle milite pour l’action locale, et nous invite à nous rassembler avec les personnes qui partagent cette même envie d’agir, à en parler autour de nous, à aller dans une AMAPP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) ou encore une association locale.

    S’appliquant à elle-même ses conseils, elle a quitté Paris pour vivre et se ressourcer à Joigny dans l’Yonne depuis 2013 et pour retrouver le lien avec le vivant. C’est dans sa maison entourée d’un potager et d’un verger, que cette défenseuse de l’environnement travaille et continue de militer pour rester écolo sans finir dépressive ! Elle prend le goût du temps retrouvé, a participé à un achat collectif de vergers pour reconstituer une ceinture verte autour de sa commune notamment. Parce que « la réponse est dans l'action, à son échelle. Dans son territoire".

"