Retour

Protégeons nos puits de carbone

Image

Le puits de carbone décrit le mécanisme naturel qui absorbe les gaz à effet de serre de l’atmosphère en les détruisant par une réaction chimique naturelle ou en les stockant dans le sol ou dans les océans. Ils jouent donc un rôle capital dans l’équilibre naturel en éliminant le CO2. La nature est bien faite et a toujours su faire la balance entre émission et captation. Mais depuis la révolution industrielle l’équilibre n’existe plus. L’utilisation de combustibles fossiles, la déforestation, et la production de masse ont déséquilibré le cycle du carbone.
La quantité d’émission de CO2  est devenue tellement forte que les forêts et les océans n’absorbent plus que la moitié des émissions de carbone sur une année.
Notre terre repose sur un équilibre où chacun a sa place, un équilibre subtil qu’un rien peut fragiliser.  On a donc commencé à s'intéresser à ce qui permettait de retirer le CO2 de l'atmosphère, qu'on a appelé "Puits de carbone".   

  1. Les océans notre puits de carbone le plus important.

    Les océans sont l’un des 2 plus importants puits de carbone à la surface du globe car le CO2 se dissout naturellement dans l’eau comme un médicament effervescent. Plus les eaux sont froides, mieux le CO2 se dissout. Il est emporté vers le fond pour former d’immenses stocks de carbone ou dilué à travers l’océan.
    On estime que dans les mers, les mécanismes biologiques (photosynthèse, calcification) et physico-chimiques (dissolution et précipitation) séquestrent environ 2,2 milliards de tonnes de carbone par an.

  2. Les forêts et les végétaux en deuxième ligne

    Les végétaux ont besoin de CO2 pour se développer. Grâce au processus de photosynthèse, les arbres rejettent de l’oxygène et séquestrent le CO2 dans le bois.
    Lorsque la biomasse qui stocke le CO2 est détruite (déforestation par exemple) ou abîmée (sécheresse, incendies, coupes rases, etc), le stock de CO2 séquestré est relâché dans l’atmosphère. Selon une étude publiée par Nature Climate Change, l’Amazonie brésilienne a ainsi émis environ 18 % de carbone en plus qu’elle n’en a absorbé, avec 4,45 milliards de tonnes rejetées, contre 3,78 milliards de tonnes stockées. Toutes les actions de reforestation sont donc très positives.

    Des chercheurs et ingénieurs cherchent la solution pour accroitre la force de captation des puits soit par l’amélioration des mécanismes naturels ou artificiels. Des projets qui font l'objet de recherches accrues dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.

"