Retour

Recyclage d’une automobile

Image
Recyclage voiture

Si la plupart d’entre nous savent désormais qu’une voiture peut être en grande partie recyclée, beaucoup ne savent pas forcément quelle réutilisation est faite des différentes pièces détachées. 

Cet article a justement pour objectif de vous éclairer sur ce sujet.

  1. Quelques ordres de grandeur en matière de recyclage

    Tout d’abord, il faut savoir qu’en France, 100% des véhicules ne sont pas recyclés, puisqu’ils ne sont pas tous acheminés vers un professionnel agréé (c’est-à-dire une casse automobile) pour en permettre le recyclage.

    Par ailleurs, sur l’ensemble des éléments composant un véhicule, seuls près de 87% sont recyclés ou réemployés ; 8% étant valorisés énergétiquement (autrement dit incinérés) et les 5% restants sont jetés.

    Sur ce point, la directive européenne 2000/53/CE de 2015 n’est pas complètement respectée puisqu’elle stipule qu’au moins 95% des véhicules doivent être réutilisés : 85% doivent être recyclés et les 10% restants doivent être utilisés pour produire de l’énergie.

    Selon le rapport annuel de l’ADEME de l’Observatoire des véhicules hors d’usage, pour l’ensemble des véhicules démantelés, 41% des vitrages, par exemple, sont réutilisés comme pièces de réemploi (principalement les vitres latérales, facilement démontables sans dommage), 32% sont envoyés dans des filières de recyclage et les 27% restants sont envoyés dans les incinérateurs.

    Dans le cas du pare-brise, le processus de recyclage consiste à séparer le verre de la couche de plastique, pour qu’il puisse par exemple être réutilisé dans la fabrication de moquette. Cependant, le processus n’est pas parfait et le verre résultant de cette opération, appelé calcin, contient toujours des résidus de plastique, le rendant alors impropre à la fabrication de nouveaux vitrages car de qualité insuffisante pour satisfaire aux différentes normes. Le calcin trouve alors parfaitement sa place dans le processus de fabrication de bouteilles ou de laine de verre.

  2. Quel réemploi pour les produits recyclés ?

    Contre toute attente, bien que plus de 80% des véhicules soient recyclés, très peu d’éléments sont réintroduits dans le secteur automobile : actuellement, au maximum 20% de plastiques recyclés sont réincorporés dans les voitures et seulement quelques constructeurs ambitionnent de dépasser les 30% d’ici 2025 ou 2030. 

    Les principales causes de ce faible taux de réutilisation sont : la disponibilité de la matière (certains pays comme la Russie ou la Chine, par exemple, étant beaucoup moins impliqués dans le recyclage de manière générale alors que le parc roulant est relativement important), le coût (recycler un plastique étant plus coûteux qu’en produire « du neuf ») et la perte de certaines qualités techniques (le plexiglas des phares, par exemple perd en transparence s’il est recyclé).

    Ainsi, pratiquement seuls les pare-chocs et autres pièces de carrosserie en polypropylène sont réutilisés ; le plastique est broyé et transformé en granulés pour ensuite être réintroduit dans la fabrication de nouvelles pièces plastiques.

    Les pneus font également partie des éléments pouvant être facilement recyclés. En fonction de leur état d’usure, ils peuvent être soit rechapés, soit valorisés comme constituant de remblais pour les routes, support de voie ferrée (pour réduire les vibrations), comme gazon synthétique ou dalles amortissantes pour les aires de jeux des enfants, ou encore transformés en éléments caoutchouteux (comme des roues de caddie).

    Contrairement aux idées reçues, les batteries des véhicules sont également largement recyclées ; la directive 2006/66/CE et l’article R543-130 du code de l’Environnement, en France, obligeant notamment les constructeurs à recycler les batteries des véhicules électriques.

    Aussi, lorsqu’un véhicule électrique est mis au rebut, la batterie est démontée par un personnel habilité, puis renvoyée chez le constructeur qui analyse alors son « degré d’usure ». Si elle est considérée comme étant encore utilisable, la batterie peut alors servir dans un système de stockage d’énergie chez un gestionnaire de réseau électrique, une entreprise, ou même un particulier.

    Si la batterie est jugée trop usée, elle est alors démantelée afin de séparer et récupérer les différents matériaux. En revanche, ce procédé génère des déchets résiduels qui ne peuvent être recyclés et sont alors enfouis dans des décharges spécifiques.

  3. Quid de l’avenir ?

    Afin d’augmenter la part du recyclage et de la réutilisation des pièces, notamment plastiques, dans l’automobile, l’Union Européenne réfléchit actuellement à une nouvelle directive, qui devrait sortir au printemps 2023 et qui obligerait les constructeurs à incorporer une quantité minimum de plastique recyclé dans leurs véhicules. A l’avenir, les voitures devraient donc contenir beaucoup plus d’éléments issus du recyclage. Certains constructeurs, comme Audi par exemple, ont d’ailleurs déjà commencé dans cette voie en proposant des véhicules dont le tissu des sièges et/ou les tapis de sol sont issus du recyclage de bouteilles et de filets de pêche usagés.

    Chez GLASSEO, le recyclage et la préservation de la planète sont des piliers de la stratégie d’entreprise.

    Depuis plusieurs années maintenant, le tri des déchets, le recyclage des vitrages remplacés et la recherche de solutions (en interne et avec nos partenaires) pour limiter les déchets et  les valoriser au mieux, fait partie intégrante de notre quotidien.

    En choisissant GLASSEO pour le traitement de votre bris de glace, vous faîtes le choix d’un prestataire engagé pour la planète, ses clients et collaborateurs !

"