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Voitures électriques : vers une taxe au kilomètre ?

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Voitures électriques vers une taxe au kilomètre
  1. Le Royaume-Uni prépare une petite révolution dans la fiscalité automobile. À partir du 1er avril 2028, les voitures électriques et hybrides rechargeables paieront une nouvelle taxe calculée selon les kilomètres parcourus.

    Le dispositif britannique porte le nom d'Electric Vehicle Excise Duty, ou eVED. Il s'ajoutera à la taxe annuelle déjà appliquée aux véhicules.

    L'objectif du gouvernement britannique est assez simple. Les voitures thermiques contribuent aux finances publiques grâce aux taxes sur les carburants. Avec la progression de l'électrique, ces recettes vont progressivement diminuer.

    Le Royaume-Uni souhaite donc créer une fiscalité qui tienne davantage compte de l'utilisation réelle des véhicules.

  2. Combien les automobilistes britanniques vont-ils payer ?

    La nouvelle taxe reposera sur le kilométrage annuel du véhicule.

    Pour une voiture 100 % électrique, le tarif initial sera de 3 pence par mile. Cela représente environ 1,8 centime d'euro par kilomètre, selon le taux de change.

    Les hybrides rechargeables bénéficieront d'un tarif réduit de 1,5 penny par mile.

    Le conducteur déclarera son kilométrage. Il donnera notamment le relevé du compteur et une estimation de la distance prévue pour l'année suivante. Le système prévoit ensuite une régularisation à partir du relevé de fin d'année.

    Le Royaume-Uni ne supprime donc pas la taxe automobile actuelle. Il ajoute une nouvelle composante liée aux kilomètres parcourus.

  3. Pourquoi le Royaume-Uni choisit-il cette solution ?

    Le changement répond avant tout à une question fiscale.

    Aujourd'hui, un automobiliste britannique qui roule à l'essence ou au diesel paie des taxes lorsqu'il achète du carburant. Plus il roule, plus il contribue.

    Une voiture électrique ne consomme pas d'essence ni de gazole. Elle ne génère donc pas ces mêmes recettes fiscales.

    Avec la progression des véhicules électriques, le gouvernement britannique estime que les recettes liées aux carburants pourraient fortement diminuer à long terme.

    La taxe kilométrique cherche donc à maintenir une contribution liée à l'usage de la route. Le gouvernement britannique affirme aussi vouloir conserver un avantage fiscal pour les véhicules électriques. Le tarif prévu reste inférieur à la contribution moyenne liée à la taxe sur les carburants.

  4. La France devra-t-elle obligatoirement faire la même chose ?

    Non. C'est probablement le point le plus important à retenir.

    Le Royaume-Uni ne fait plus partie de l'Union européenne. Sa décision fiscale ne s'impose donc pas à la France.

    Mais même au sein de l'Union européenne, les États conservent une marge de décision importante sur leur fiscalité automobile.

    L'Union européenne encadre certains dispositifs de taxation et de tarification routière. Elle fixe notamment des règles lorsque les États choisissent de mettre en place des péages ou des systèmes de tarification.

    En revanche, l'Union européenne n'impose pas aujourd'hui à la France une taxe kilométrique pour les voitures électriques.

    La France pourrait donc décider de créer une taxe similaire. Mais elle devrait le faire dans le cadre de ses propres lois et décisions budgétaires.

  5. La France a-t-elle déjà une fiscalité automobile pour les électriques ?

    La France applique déjà différentes règles fiscales aux véhicules électriques.

    Certaines taxes qui touchent les véhicules thermiques ne concernent pas les modèles électriques de la même manière.

    Par exemple, les véhicules dont la source d'énergie est exclusivement électrique restent exonérés de la taxe sur la masse en ordre de marche, selon les règles actuellement en vigueur.

    La fiscalité française évolue toutefois régulièrement. Les pouvoirs publics renforcent notamment le malus applicable aux véhicules les plus émetteurs.

    Pour le moment, cela ne signifie pas qu'une taxe kilométrique électrique soit prévue en France.

  6. Une taxe kilométrique pourrait-elle arriver en France ?

    La question mérite toutefois d'être posée.

    Le nombre de voitures électriques augmente. Dans le même temps, les recettes issues des carburants pourraient progressivement diminuer.

    À terme, le gouvernement français devra forcément réfléchir à l'évolution du financement des routes et des transports.

    Plusieurs solutions existent. Une taxe annuelle pourrait évoluer. Une tarification selon l'usage pourrait apparaître. Les péages pourraient aussi jouer un rôle plus important.

    Mais rien ne permet aujourd'hui d'affirmer que la France adoptera précisément le modèle britannique. Entre une idée étudiée et une taxe réellement votée, il y a parfois… quelques kilomètres !

  7. Quel impact pour les automobilistes ?

    Une taxe au kilomètre aurait forcément un effet différent selon les conducteurs.

    Une personne qui roule peu paierait moins qu'un automobiliste qui parcourt plusieurs dizaines de milliers de kilomètres chaque année.

    Cela pourrait aussi modifier les habitudes de déplacement. Certains conducteurs pourraient chercher à réduire leurs trajets en voiture ou privilégier davantage les transports collectifs, le vélo ou le covoiturage. Mais le coût resterait un élément important dans le choix d'un véhicule.

    Le gouvernement britannique a d'ailleurs prévu un tarif eVED inférieur à la contribution moyenne liée à la taxe sur les carburants. L'objectif affiché reste donc de conserver un avantage pour les véhicules électriques.

  8. Et en France, où en est-on aujourd'hui ?

    En 2026, la France n'a pas instauré de taxe kilométrique générale pour les voitures électriques particulières.

    La fiscalité française comprend déjà plusieurs dispositifs liés aux véhicules. Elle évolue aussi en fonction des émissions, du poids et du type de motorisation.

    Le sujet du financement des infrastructures reste toutefois ouvert.

    L'exemple britannique pourrait donc alimenter les réflexions françaises dans les prochaines années. Mais il n'existe actuellement aucune obligation européenne qui imposerait à la France de reproduire le système britannique.

  9. Chez GLASSEO une voiture électrique reste une voiture à entretenir

    Le passage à l'électrique change la motorisation. Il ne supprime pas les besoins d'entretien. Pneus, freins, essuie-glaces et vitrages restent essentiels pour la sécurité.

    Le pare-brise joue même un rôle particulier sur de nombreux véhicules récents. Il peut intégrer des capteurs ou des caméras utilisés par les systèmes d'aide à la conduite.

    Un impact ne doit donc pas être négligé.

    Chez GLASSEO, la réparation ou le remplacement du pare-brise peut intervenir directement à domicile ou sur le lieu de travail. Une solution pratique, quel que soit le type de motorisation.

  10. Une nouvelle fiscalité qui pourrait faire débat

    La décision britannique ouvre une réflexion qui pourrait dépasser les frontières du Royaume-Uni.

    Comment financer les routes lorsque les véhicules consomment de moins en moins de carburants fossiles ? La question va devenir de plus en plus importante avec la progression de l'électrique.

    Pour l'instant, la réponse britannique reste une décision nationale. La France n'a aucune obligation d'adopter une taxe kilométrique similaire.

    Mais une chose semble certaine : avec la transformation du parc automobile, la fiscalité automobile va continuer à évoluer.