Polluants éternels : 2026, l’année des premiers actes
Pourquoi le sujet revient en force en 2026
Les PFAS reviennent partout parce que 2026 marque un virage concret. On ne parle plus seulement d’un problème “quelque part dans une usine”. On parle d’eau potable, de textiles, de cosmétiques, et de décisions qui touchent le quotidien.
PFAS : c’est quoi, de manière simple
Les PFAS sont une grande famille de substances chimiques très persistantes. Elles résistent à la chaleur, à l’eau, et aux graisses. C’est pratique pour des produits “anti-tout”. C’est moins sympa quand ça se retrouve dans l’environnement. L’Anses rappelle le cadre général et les risques, tout en détaillant les mesures françaises.
Ce qui change au 1er janvier 2026 côté produits
En 2026, plusieurs usages basculent dans l’interdiction en France en complément, la directive eau potable liste 20 PFAS pour la surveillance.
La loi française cible des catégories grand public. Elle vise notamment les cosmétiques, certains textiles, et les farts (pour skis), avec des exceptions selon les usages. Novethic explique le principe et le calendrier d’entrée en vigueur. L’Anses confirme aussi le cap général et les catégories concernées.
L’eau du robinet passe au scanner
En 2026, la surveillance des PFAS dans l’eau de consommation devient obligatoire dans le contrôle sanitaire, en application de règles européennes, avec une mise en œuvre pilotée par les autorités sanitaires. Des agences régionales (ARS) expliquent ce changement de manière très concrète, et le ministère de la Santé détaille le cadre et les textes publiés fin 2025.
Les communes s’y mettent : l’exemple des cantines filtrées
Quand la pollution touche un territoire, les mairies ne veulent pas attendre dix ans. Vert raconte le cas de Brignais : la ville a installé des filtres, et les mesures citées descendent à 2,2 ng/L après filtration, pour une limite fixée à 100 ng/L. Ce type d’action locale donne une idée simple : on peut agir vite, même si la grande bataille se joue aussi au niveau national.
Qui paie ? Le “pollueur-payeur” revient sur le devant de la scène
ID – L’Info Durable suit un point très politique : une redevance liée aux rejets de PFAS, prévue dès 2026 dans le budget, avec l’idée de faire contribuer les industriels concernés. ID évoque aussi les débats et reports possibles autour de ce mécanisme. Dit autrement : l’État cherche une façon de ne pas laisser la facture uniquement aux collectivités et aux usagers.
Des règles, oui… mais des trous dans la raquette
Reporterre adopte un ton plus critique. Le média explique comment les arbitrages politiques et les pressions économiques peuvent réduire la portée d’une loi “sur le papier”. Cette lecture sert de rappel utile : une interdiction dépend toujours des décrets, des contrôles et des dérogations. Sans ça, le texte peut perdre ses dents… et rester un beau slogan.
L’Europe avance, mais le calendrier reste flou
Au niveau européen, l’idée d’une restriction large existe, mais le chemin reste complexe. ID souligne que la Commission européenne maintient la priorité, tout en évoquant une proposition attendue au mieux fin 2026, avec de grosses incertitudes sur les exemptions. En clair : la France bouge sur certains produits, et l’Europe discute encore du périmètre global.
La science cherche aussi la “sortie de secours”
Futura Planète met en avant des pistes technologiques pour traiter les PFAS dans l’eau. On parle de solutions qui progressent, mais qui coûtent cher et qui demandent du temps. De son côté, l’Anses publie des travaux de mesure et de surveillance sur l’eau du robinet, avec des campagnes et des listes de substances suivies. Ces deux approches se complètent : la règle fixe le cap, la science construit les outils.
Que faire, à son échelle, sans tomber dans la parano
Tu peux rester simple. Suis les infos locales quand une zone fait l’objet d’alertes. Regarde les communications de ta régie d’eau ou de ton ARS. Si tu t’équipes, choisis des systèmes de filtration adaptés et documentés, pas un “gadget magique” acheté à minuit. Et côté consommation, privilégie les produits qui limitent les traitements “anti-taches / anti-eau” quand tu n’en as pas besoin. Les décisions publiques avancent, mais tes choix peuvent déjà réduire l’exposition.
En résumé 2026 lance le mouvement, pas le générique de fin
2026 ne règle pas tout. Mais l’année marque un basculement : interdictions ciblées, contrôles renforcés sur l’eau, et discussion sur qui finance la dépollution. Les médias n’ont pas tous le même ton, et c’est sain. Vert montre le concret. Reporterre garde l’œil sur les failles. Novethic suit les impacts économiques. Futura explique les solutions. ID relie le tout à la décision publique. Ensemble, ils donnent une boussole.
Chez GLASSEO, le programme Pare-Brise Positif est une façon très concrète de passer des grands discours aux premiers actes, à notre échelle.