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Les enjeux de la livraison de colis à la campagne

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Livraison à la campagne- glasseo

Déjà en pleine croissance depuis le début des années 2000, le e-commerce a vu ses parts de marché augmenter encore avec les confinements successifs dus au covid-19.

Qui dit « achat en e-commerce » dit « livraison de colis » : quel est l’impact écologique de ces livraisons quand on habite à la campagne ? Peut-on diminuer cet impact ?

  1. Un besoin de livraison plus important en zone rurale

    Internet offre un large choix, pour ne pas dire un choix illimité, de produits. Pour les personnes résidant en zone rurale, cet accès peut compenser l’absence de certains produits dans les commerces de proximité.

    L’achat en ligne permet aussi de réduire les déplacements vers une grande ville, qui auraient été réalisés en voiture pour la plupart, et qui peuvent s’avérer onéreux et chronophages. Pour autant, il ne faut pas négliger les conséquences de ces transports de marchandises sur l’environnement.

  2. L’impact écologique des colis 

    • La livraison à domicile, encore appelée livraison « du dernier kilomètre », engendre évidemment d’importants rejets de CO2.
    • Les colis arrivent encore bien trop souvent suremballés. Les clients se voient aussi proposer de renvoyer le produit s’ils ne leur convient pas, gratuitement et selon une procédure de plus en plus simple. Le nombre de colis renvoyés est logiquement en forte hausse, entrainant un trafic et des déchets supplémentaires.
    • Pire, les achats impulsifs sont encouragés et savamment orchestrés par des campagnes de promotions – réelles ou trompeuses – telles que le Black Friday ou autre Cyber Monday. On joue sur la « peur de passer à côté d’une bonne affaire » avant les fêtes de fin d’année.
  3. Un équilibre à trouver 

    En zone rurale, un équilibre est à trouver entre la livraison de tous les colis à domicile (qui augmente la distance parcourue par les poids lourds) et l’entrepôt de récupération de colis, plus proche des grands axes, mais où tous les clients arrivent chacun dans leur voiture.

    Une des clés réside dans l’élaboration de tournées moins fréquentes mais mieux remplies : pour le client, il faudra peut-être accepter un délai d’attente un peu plus long. Si c’est une question de bon sens, cela pourrait sans doute être compris.

    La livraison en points-relais, moins utilisée que la livraison à domicile, est aussi un biais à favoriser. Elle permet des flux de livraison plus cohérents, si tant est que les clients ne prennent pas leur voiture spécialement pour aller récupérer leur colis, mais dans les faits ce n’est pas le cas. Quand les clients ne peuvent se rendre au point-relais à pied ou à vélo, ils réalisent la plupart du temps une « chaîne de déplacements » : par exemple, après le travail, je passe récupérer un colis sur mon chemin, avant de rentrer à la maison. 

  4. Consommateur responsable

    Se faire livrer ou ne pas se faire livrer ? Telle est la question… Mais, déjà, se questionner sur les conséquences d’un achat en ligne et la façon dont on va gérer sa livraison est un bon début ! 

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