Une vague de chaleur exceptionnelle sur les pôles.

Développement durable

Une vague de chaleur exceptionnelle sur les pôles.

La température atteinte par l’Antarctique et l’Arctique au mois de mars 2022 dépasse toutes les prévisions des scientifiques. Une vague de chaleur historique que les experts pensaient impossible. Pourtant la base scientifique et météorologique de Concordia située au cœur de l’Antarctique vient d’afficher moins 11° soit 30° de plus que la normale. Cette région est la plus froide de la Terre et la température devrait être autour des moins 55°.

Dans le même temps au nord sur l’île de Slavbard en Norvège la température est grimpée en positif à 3,9°. Du jamais vu ici depuis que la station météo existe en 1944.

Il est désormais établi que le réchauffement climatique impacte directement l’Arctique, qui se réchauffe plus vite que le reste de la planète, mais difficile de savoir si cette vague de chaleur est une conséquence directe du réchauffement. Ce que l'on sait, c'est que cette vague de chaleur est due à un mouvement d'air chaud et humide qui vient d'Australie pour l’Antarctique et des États-Unis pour l’Arctique. Force est de constater que ces anomalies sont de plus en plus fréquentes avec des banquises qui rétrécissent chaque année un peu plus.

  1. Le cercle vicieux redouté par les scientifiques

    Les scientifiques redoutent les effets d’un réchauffement trop rapide car les conséquences seraient désastreuses. D’abord en termes d’acidification des océans car la modification du PH de nos océans même minime provoque des extinctions de masses de la biodiversité car la faune et la flore n’ont pas le temps de s’adapter à ce changement chimique.
     
    L’autre conséquence directe et plus visible c’est la montée du niveau de la mer avec la disparation annoncée de nombreux archipels. Plus grave, il faut savoir que les régions côtières situées à faible altitude abritent près de 10 % de la population mondiale. Une submersion marine serait donc catastrophique.

    Mais la conséquence qui inquiète le plus c’est l’effet « Albédo » que provoque le réchauffement climatique sur les pôles. C'est à dire sur leurs capacités à refléter les rayons du soleil. La glace, c'est blanc, ça reflète les rayons du soleil. Si la glace fond l'océan se réchauffe et cela contribue à augmenter le réchauffement. Et donc, à faire fondre la glace. Ce cercle infernal est le plus redouté par tous les spécialistes du climat.

    Véritable sentinelle de l’état du climat, les pôles sont nos alarmes et elles clignotent de plus en plus souvent. Agissons avant qu’il ne soit trop tard.